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Interview avec StarrySky

Depuis 2009, Starrysky trace sa propre voie entre rock européen et pop-culture japonaise, porté par la vision de son fondateur Tai Wuang. Entre concerts à Japan Expo, collaborations avec des figures majeures de l’anime comme Mika Kobayashi, le groupe s’est imposé comme une référence incontournable de la scène Jpop-Metal francophone. À l’occasion de la Japan Expo 2026, Tai a accepté de répondre à nos questions avec la même passion et la même sincérité qui animent chacun de ses projets.

Bonjour ! Merci d’avoir accepté cette interview. Pouvez-vous vous présenter et nous parler des origines de Starrysky ?

Salut ! Avec plaisir, merci au blog de Razory de s’intéresser à nous ! STARRYSKY est un groupe de rock très influencé par la musique japonaise et les openings d’anime, mais nous chantons principalement en français et en anglais. Les influences asiatiques se ressentent essentiellement dans la musicalité, les mélodies, les orchestrations donc on aime se qualifier de « J-pop Metal » ou d’ « Eurasian Rock » même si ça veut un peu tout et rien dire.

Starrysky est un groupe franco-japonais-belge. Comment ce mélange de cultures influence-t-il votre musique au quotidien ?

Au début ça n’était pas une démarche consciente. Il se trouve juste qu’on a tous grandi avec les anime et une fascination pour la musique japonaise et donc ça s’est naturellement retrouvé dans notre manière de créer. Puis dans un second temps, on a réalisé à quel point on pouvait « sonner japonais » pour les auditeurs, et donc on en a fait un étendard et des valeurs de multiculturalité qu’on est très fiers de porter.

Comment se passe la création d’un morceau chez Starrysky ?

Je (Tai) compose et produis tout de A à Z. J’écris et enregistre tous les instruments et j’écris également les lignes de chant. Sasha, la chanteuse lead, va ensuite écrire son texte sur les lignes mélodiques – souvent en deux langues d’ailleurs puisqu’on sort très souvent à la fois une version anglaise et une version française de nos titres – et ajouter ses propres inflexions et sa propre personnalité à la chanson. Enfin, si le morceau comporte un solo ou une partie particulièrement technique, je fais appel à un de nos musiciens (Logan à la guitare, Neku à la basse, Yuki à la batterie) ou à un guest éventuel pour l’enregistrer de son côté.

Vous êtes très présents sur les conventions manga françaises (Japan Expo, Paris Manga…). Qu’est-ce que ce public représente pour vous ?

On y a trouvé notre place. Le milieu des conventions manga est une safe place pour nous, et on s’y sent à l’aise. Déjà parce que thématiquement on est vraiment raccord avec le sujet de ces salons (musique japonaise, carrière sur youtube), mais également parce que le public y est vraiment réceptif. Notre genre n’est vraiment pas populaire chez les médias mainstream ou le grand public francophone, alors on s’est construit notre propre niche, et on est ravis de pouvoir partager ça avec des gens aussi passionnés.

Avez-vous des sorties ou des projets que vous pouvez déjà partager avec nous ?

On est en pleine création de nouveaux titres, dont la plupart en collaboration avec des artistes très talentueux et prestigieux, et en parallèle on commence à annoncer tous les concerts du second semestre 2026. En particulier, on revient en salle de concert à Paris et à Lille en fin d’année, ce qui est une expérience vraiment singulière puisqu’on peut jouer 2h30 de musique en présence d’un public engagé à fond. Toutes les dates et billetteries sont sur notre site. En parallèle, nous envisageons de plus en plus la possibilité de démarrer une nouvelle campagne de financement participatif pour un prochain album-concept, probablement celui des constellations.

Votre musique est très liée à la culture anime et manga. Y a-t-il des œuvres qui vous ont particulièrement inspirés dans votre style musical ou visuel ?

Déjà, c’est K-on! qui m’a poussé à faire un groupe de musique. On est aussi nombreux dans le groupe à avoir vécu et suivi l’explosion des Vocaloids et de Nico Nico Douga dans la fin des années 2000, ouvrant tout un nouveau monde de possibilités pour la création. Musicalement je suis un grand fan de T-Square, Minami Kuribayashi, Nana Mizuki, T.M.Revolution, Yoko Kanno, Sukima Switch… Sasha de son côté a été grandement influencée par Nano, Anna Tsuchiya, 96Neko et toute la vague de Utaite. Dans son enfance, elle a commencé le chant par le japonais avant même de chanter en anglais ou en français !

Vous avez eu l’occasion de partager la scène avec Mika Kobayashi à Japan Expo 2026 lors de l’Anisong Festa (note : on collabore avec elle depuis 2024 en réalité). Comment s’est passée cette collaboration ? Y a-t-il d’autres collaborations de ce type que vous aimeriez réaliser à l’avenir ?

Mika Kobayashi est une des meilleures rencontres qu’on a pu faire dans notre vie, autant
humainement qu’artistiquement. On partage vraiment beaucoup de similitudes sur la manière de voir les choses, et c’est ce qui a directement accroché entre nous. Un honneur absolu sachant à quel point on est fan de sa musique depuis plus de dix ans ! Je ne préfère pas en dire trop, mais on est aujourd’hui dans les prémices de bien d’autres belles collaborations de ce genre qui j’espère aboutiront très vite !

Un message pour vos fans français qui vous découvrent à travers cette interview ?

Si des gens nous découvrent ici, n’hésitez pas à faire un tour du côté de Spotify ou Youtube, au moins écouter notre collaboration avec Mika Kobayashi pour la curiosité, la chanson s’appelle « The Last Song » ! Et pour les habitués, merci pour votre soutien indéfectible. Vous retrouver aux concerts, au livestreams, dans les commentaires des vidéos, aux rencontres, sur discord… ça nous fait vraiment chaud au coeur et c’est ce qui nous pousse à toujours donner le meilleur de nous- mêmes.

Un nouvel album de prévu ? (Question de XenomHill)

On est en train de bosser sur beaucoup de chansons, avec notamment beaucoup de collaborations japonaises au programme, donc j’ai bon espoir de voir figurer tout ça dans un nouvel album pour 2027 ! En parallèle, il y a le projet d’album-concept des Constellations qu’on a un peu laissé en jachère pour le moment, mais qu’on aimerait bien boucler avec un financement participatif dans les prochaines années. Enfin, même si la suite de TIMESHIFT n’est pas pour tout de suite, on a déjà commencé à y réfléchir aussi.

Durant la Japan Expo 2026, vous avez pu rencontrer Shoko Nakagawa. Il y a t-il des projets en cours avec l’artiste  ou que vous rêviez de collaborer avec elle ? (Question de SumiKat)

Je vais être direct : Shokotan est une légende vivante. Le simple fait qu’elle soit venue à notre rencontre hors de sa loge pour discuter avec nous et qu’elle se tienne sur scène à un mètre de nous tient du miracle. Bien sûr, ça serait un accomplissement merveilleux de collaborer avec elle un jour sur un titre, mais soyons pragmatiques, on n’a pas encore le niveau de popularité suffisant pour y prétendre (et peut-être ne l’aurons-nous jamais). Il en reste que partager cette soirée avec elle et les autres artistes de l’Anisong (Yama, Cö shu Nie, Mika Kobayashi, Umikun & Mitsu) est un souvenir mémorable et un highlight de notre carrière.

Un grand merci à Tai pour sa confiance et sa disponibilité pour cette interview. Vous pouvez retrouver Starrysky sur YouTube et Spotify, et pour ne pas manquer leurs prochains concerts, les places sont disponibles directement sur leur site officiel.

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