« Des sentiments que l’on ne peut pas réduire à des 0 et des 1, pour toi. »
C’est avec cette phrase que Kanade Mil présente « protocol », son nouveau single, sorti le 2 octobre dans le monde entier.
Kanade Mil, c’est le projet solo de KAYO, la leader de HATE and TEARS.
Elle s’est lancée en solo cet été, avec un premier single, « SUN LAND SUN », sorti le 14 août. Voix limpide, émotions à fleur de peau, performances puissantes : elle navigue librement entre pop, électro et rock.
Une électropop cyber… et profondément humaine
« protocol », c’est une électropop aux accents cyber. Des synthés numériques, un beat qui file à toute allure, des effets glitch… et au milieu de tout ça, une voix claire et pleine d’émotion.
« Signal ». « Sync ». « Ping ». « Ring ».
Ces petits mots reviennent comme des signaux, et restent en tête dès la première écoute.
Le titre désigne les règles de communication entre machines. Mais ici, il parle surtout des règles invisibles entre les gens : l’envie de se rapprocher de quelqu’un à travers un écran, et ces liens qu’on veut garder vivants, même quand ils semblent sur le point de se rompre.
Même idée sur la pochette : des miroirs fragmentés, un câble rose vif, et des tenues bleues et roses, les deux couleurs fétiches de Kanade Miru.
Elle nous raconte tout.
Question 1
Avec « protocol », vous partez d’un mot qui désigne les règles de communication des machines… pour parler des règles invisibles entre les gens. D’où vous est venue cette idée ?
Pour moi, les connexions numériques et les relations humaines se recoupent dans des choses très proches de notre quotidien.
Avec les réseaux sociaux et les messageries, on peut se connecter très facilement. Mais ça ne veut pas dire qu’on comprend aussi facilement ce que ressent l’autre. Le temps qu’on passe à attendre une réponse, la façon dont on reçoit quelques mots… Je pense que chacun a sa propre distance, ses propres « règles invisibles ».
Les filles, c’est compliqué… Ça me fait beaucoup réfléchir (rires).
Pour échanger des informations, la communication entre machines a son « protocol ». Mais entre les gens, ces règles ne sont pas partagées dès le départ.
C’est justement pour ça qu’on se rate, et qu’on apprend petit à petit à comprendre l’autre. J’ai voulu exprimer ce cheminement à travers le vocabulaire des communications.
Même si j’utilise des mots numériques, ce qu’il y a derrière, c’est un sentiment profondément humain : « J’ai envie d’être connectée à toi. »
Je serais heureuse que celles et ceux qui écoutent la chanson pensent à une personne qui compte pour eux. Il n’y a pas une seule bonne réponse. Au contraire, s’il y a dix personnes, il y a dix façons de la vivre !
Question 2
« Signal », « Sync », « Ping », « Ring »… Ces petits mots répétés restent en tête dès la première écoute. Qu’avez-vous voulu essayer de nouveau par rapport à « SUN LAND SUN », que ce soit dans le son ou dans votre façon de chanter ?
Avec ce titre, j’élargis l’univers de Kanade Miru sous un angle différent de « SUN LAND SUN ».
Certains seront peut-être déroutés par une impression complètement différente cette fois… Mais quand on pense à « Police on my back », beaucoup avaient sans doute déjà été surpris au moment de « SUN LAND SUN », non ?
Ce single, c’est le vrai premier coup d’envoi de Kanade Miru !
Dans « protocol », ce que je trouve intéressant, c’est que ces mots courts répétés peuvent sonner comme des signaux de communication… mais aussi comme une voix qui appelle quelqu’un.
Dans ma façon de chanter, en plus de transmettre le sens des mots, j’ai cherché à ce qu’on puisse apprécier la sonorité de chaque son et le rythme lui-même. « Signal », « Sync », « Ping », « Ring » sont des mots très courts, mais en les répétant, leur effet change, et ils deviennent des phrases qui restent en tête.
Le son mécanique d’un côté, et la chaleur de la voix humaine de l’autre : j’ai voulu relever le défi de faire ressentir les deux à la fois.
Même dans cet univers cyber, j’aimerais qu’on ressente l’envie de se rapprocher de quelqu’un, et la frustration de ne pas réussir à se faire comprendre.
Question 3
Sur la pochette, il y a ces miroirs fragmentés, ce câble rose vif, et ces tenues bleues et roses. Que vouliez-vous raconter à travers ces images ?
Pour moi, la pochette permet de ressentir aussi visuellement la « connexion » et les « malentendus » présents dans la chanson.
Les miroirs fragmentés représentent un « moi » qu’on ne peut pas saisir sous un seul angle, et l’écart entre ce que je suis et ce que les autres voient de moi. Une même personne ne se montre pas sous le même jour selon la personne en face d’elle ou la situation. Et je pense qu’il y a aussi en nous des facettes qu’on ne connaît pas encore soi-même.
Le câble rose vif évoque l’envie de se connecter à quelqu’un. Ces liens invisibles entre les gens prennent une forme visible, celle d’un câble, et je trouve que c’est ce qui rend cette œuvre unique.
Le bleu et le rose, c’est simple : ce sont les couleurs emblématiques de l’univers de Kanade Mil!
Dans ces visuels, j’ai voulu que la froideur cool du bleu et la chaleur, la douceur du rose se mêlent, pour exprimer à la fois le monde numérique et des émotions profondément humaines.
Quand vous verrez ces deux couleurs, pensez à Kanade Miru ♡
Merci à Kanade Mil
Un grand merci à Kanade Mil pour ses réponses, et à toute l’équipe pour sa confiance.
« protocol » est disponible dès maintenant sur toutes les plateformes : https://linkco.re/5scpS68r
Site officiel de Kanade Miru : https://kanade-mil.lgm-japan.com

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