Pour célébrer le lancement de son tout nouveau site en français, Airly Momoco a accepté de se confier à nous en exclusivité. L’occasion parfaite de mieux connaître cette artiste japonaise qui a choisi de tendre la main à son public francophone, portée par un amour sincère et presque inexplicable pour la France — né bien avant ses premiers pas sur notre territoire, dès sa découverte enfant des tableaux de Raymond Peynet. Entre ses souvenirs du concert du 13 juillet à l’Avalon aux côtés de Yukka, ses premiers essais d’écriture en français, et son envie de revenir bientôt chanter à Paris, elle nous livre ici un témoignage plein de sincérité pour marquer ce nouveau chapitre.
Question 1 — Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer un site en français ? Était-ce un projet auquel vous pensiez depuis longtemps ?
J’aime profondément notre planète et le monde qui nous entoure.
Je suis née au Japon et, grâce à de merveilleuses rencontres, j’ai eu la chance de pouvoir développer mes activités artistiques en France. J’aime bien sûr de nombreux pays d’Europe, mais ces derniers temps, je reçois de plus en plus de propositions de travail en France.
J’ai donc souhaité créer un site en français afin que davantage de personnes en France puissent apprendre à me connaître, et pour que de nouvelles et belles rencontres puissent naître.
J’aimerais chanter dans différents lieux en France, faire découvrir davantage ma musique et mon univers, puis rencontrer le public directement afin de partager l’amour et le bonheur. C’est avec cette intention que j’ai créé mon site officiel en français.

Question 2 — Comment est né votre amour pour la langue et la culture françaises ?
Lorsque j’ai commencé mes activités en France, je ne parlais pas du tout anglais. Des interprètes et mon manager m’ont énormément aidée, mais ne pas pouvoir exprimer moi-même mes sentiments avec mes propres mots était très frustrant.
J’ai alors commencé à étudier l’anglais et, récemment, je suis enfin devenue capable d’échanger un peu en anglais. Mais depuis que je vis dans ce pays que j’aime tant, mon envie d’apprendre sérieusement le français est devenue encore plus forte.
J’aimerais pouvoir partager peu à peu mes sentiments avec les gens dans leur propre langue. J’ai aussi développé une curiosité très naturelle et très forte : comprendre le français que les gens utilisent spontanément dans leur vie quotidienne, savoir ce que signifient les expressions et pourquoi elles sont formulées de cette façon.
J’aime également beaucoup la littérature et le cinéma français. J’aimerais un jour pouvoir comprendre moi-même ces œuvres magnifiques en français, dans leur langue originale, et ressentir pleinement leurs mots et leurs émotions.
Mon amour pour la culture française est quelque chose que je trouve moi-même assez mystérieux. Sans en avoir vraiment conscience, j’ai toujours aimé les choses françaises depuis mon enfance. En y repensant, j’étais naturellement attirée par la musique, les dessins et les arts français.
Lorsque j’étais petite, j’ai découvert les œuvres de Raymond Peynet dans un musée à Karuizawa, au Japon, et je les ai tout de suite beaucoup aimées. J’ai été très heureuse d’apprendre qu’il existait aussi un musée Peynet dans le sud de la France.
Comme le dit l’expression, « l’amour n’a pas besoin de raison ». Je ne sais pas vraiment expliquer pourquoi, mais j’aime profondément la culture et l’atmosphère françaises.
Lors de mon premier voyage en France, et en particulier lorsque je me suis promenée à Montmartre, à Paris, j’ai ressenti une nostalgie étrange et très douce. Je m’y sentais bien, j’avais l’impression de mieux respirer et je ressentais intensément que j’étais en train de vivre.
C’est sans doute pour cela que, au-delà de toute raison, j’aime la culture française de tout mon cœur.
Question 3 — Le concert à l’Avalon, le 13 juillet, aux côtés de Yukka, a-t-il été un moment marquant pour vous ? Y a-t-il un souvenir particulier de cette soirée qui vous est resté en mémoire ?
Oui, cette soirée restera un très beau souvenir pour moi. Tout d’abord, j’ai été très heureuse de vous rencontrer, vous qui réalisez cette interview, à Japan Expo ainsi qu’au concert. Vous étiez au premier rang, avec votre beau sourire, à regarder notre scène tout au long du concert : cela m’a vraiment fait très plaisir. Merci beaucoup.
J’ai également été heureuse que Waccha, une amie de longue date, participe spontanément à ma scène. Elle était aussi présente le lendemain à la fête d’anniversaire de ma petite chienne Komomo-chan, qui fêtait ses 17 ans. Ce furent des moments très précieux.
C’était la deuxième fois que je partageais la scène avec Yukka, après notre première collaboration l’été dernier. Cette fois, nous avons aussi pu prendre le thé ensemble pendant Japan Expo et avant le concert, et beaucoup discuter. J’ai le sentiment que notre lien s’est encore renforcé, et j’étais vraiment heureuse de pouvoir à nouveau chanter avec elle.
Après Japan Expo, certaines personnes étaient peut-être fatiguées, mais beaucoup de spectateurs sont tout de même venus nous rejoindre. Le concert est devenu un très beau moment, et j’étais très heureuse de partager ce temps avec tout le monde.
J’espère pouvoir très vite donner un nouveau concert à Paris.
(Découvrez le live report de cette soirée)
Question 4 — Le fait d’écrire et de chanter en français change-t-il votre manière d’exprimer vos émotions, par rapport au japonais ?
Écrire des paroles en français reste encore très difficile pour moi. En ce moment, j’étudie avec beaucoup d’application les bases de la grammaire française, mais je ne comprends pas encore suffisamment toutes les expressions naturelles utilisées au quotidien.
C’est pourquoi j’écoute beaucoup de chansons françaises. En les écoutant, je ressens à quel point le rythme des mots par rapport à la mélodie, la façon dont les sons s’assemblent et leur douceur à l’oreille sont importants en français.
Il y a beaucoup de chansons françaises que j’aime. Je veux continuer à en écouter, à étudier davantage la langue française, et travailler pour pouvoir un jour écrire des paroles que les Français trouveront belles et agréables.
Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas encore capable d’exprimer mes sentiments en français avec la même profondeur qu’en japonais. Mais j’espère qu’un jour, je pourrai chanter mes propres pensées naturellement, avec tout mon cœur.
Question 5 — Pour finir, aimeriez-vous adresser quelques mots aux personnes qui découvrent votre site ou votre musique pour la première fois ?
Bonjour, je m’appelle Airly Momoco.
Merci infiniment de m’avoir découverte parmi tant de sites et de musiques.
Je suis née au Japon et, grâce à la musique, j’ai rencontré des personnes merveilleuses en France. J’ai reçu énormément d’amour et de gentillesse de la part de toutes ces personnes.
Je serais très heureuse que ma musique, mon univers ou simplement ma présence puissent apporter un petit peu de bonheur et de rêve dans votre quotidien. De mon côté, vos sourires et votre bienveillance m’apportent aussi énormément de bonheur. J’aimerais que nous puissions continuer à partager ensemble une belle énergie.
Qu’il s’agisse de chansons en japonais ou en français, je crois que la musique a le pouvoir de transmettre les sentiments, même lorsque l’on ne comprend pas tous les mots.
Je souhaite continuer à chanter dans différents endroits en France, vous rencontrer directement et partager avec vous beaucoup d’amour et de bonheur. J’espère vous voir très bientôt.
Merci, de tout mon cœur.
De Karuizawa à Montmartre, d’un japonais maternel à un français encore balbutiant mais plein de sincérité, Airly Momoco nous livre ici bien plus qu’une simple interview promotionnelle : le témoignage touchant d’une artiste qui apprend à aimer un pays avec ses propres mots, même encore imparfaits. Un immense merci à elle pour cette confidence pleine de chaleur.
N’hésitez pas à découvrir son tout nouveau site en français pour suivre son actualité de plus près. Et pour celles et ceux qui voudraient la rencontrer en personne, Airly Momoco sera bientôt sur scène en France, notamment au Bal du Cristal Éternel, ainsi qu’au Hero Festival de Marseille — deux occasions à ne pas manquer pour prolonger cette belle rencontre. Merci beaucoup encore à Airly Momoco pour sa confiance !
Et n’oubliez pas notre première interview avec Airly Momoco !

